The Voice

21 avril 2012 Laisser un commentaire

Cette émission “musicale” aurait dû s’appeler “Le Cri” – même “Les Cris”.

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Mauvais rêve

3 avril 2012 Laisser un commentaire

C’est souvent quand on est extrêmement fatigué qu’on fait soit les rêves les plus décousus et fous, soit les plus mauvais (mauvais, mauvais, mauvais) rêves.

Figurez-vous qu’une solution existe! Oui, oui , oui! C’est très simple: pour éviter ces mauvais rêves, quand vous sentez que vous êtes trop KO, eh bien remettez votre sommeil à plus tard, tout simplement. De préférence, allez dormir quand, enfin, vous vous sentez un peu plus en forme.

:)

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Intuition Gay

31 mars 2012 Laisser un commentaire
EDIT: Je rédigerai à nouveau cet article bientôt car il est profondément décousu… Ne pas savoir écrire comme Virginia Woolf + écrire à 2h du matin + être d’un naturel assez brouillon= gros n’importe quoi :)
En ce moment, j’ai totalement l’esprit dans ces histoires de prise de décision intuitive. Je me couche, j’y pense; je me réveille, j’y pense; dans la journée, j’y pense. Bref, cela m’obsède.
D’ailleurs, je ne sais pas vraiment comment mais, au fur et à mesure, j’en suis venue à me dire que la question du “gaydar” avait fait l’objet de très peu de recherches, non? J’ai pas prévu de me lancer là-dedans, je vous rassure! Néanmoins, je me suis autorisée une réflexion rapide (vraiment rapide) au sujet de ce “sixième sens”, cette “intuition”, permettant de déceler en l’autre son orientation sexuelle.
Je trouve qu’on emploie souvent le mot “gaydar” à la fois pour désigner cette capacité à déchiffrer consciemment les éléments qui, chez / sur une personne, correspondent aux codes (esthétiques et comportementaux) du stéréotype gay ou lesbien (ou autres); ainsi que pour désigner cette faculté à établir des connexions inconscientes (super) rapides entre des informations extérieures nombreuses, silencieuses et disparates, et notre “carte cognitive” (tous les éléments que nous stockons en mémoire, résultat de nos expériences et des savoirs acquis, on va dire).

Pourtant, il me semble que le premier ressemble davantage à un processus rationnel (c’est d’ailleurs davantage celui-ci que nous nommons “gaydar”, non?) alors que le second relève bel et bien de l’intuition. Le gaydar est, il me semble, un processus souvent double: à la fois rationnel et intuitif. Ce qui n’empêche pas que, de temps en temps, nous n’ayons recours qu’au simple processus rationnel ou qu’au simple processus intuitif – mais dans ce cas, ce n’est plus le “gaydar”.

Ce serait intéressant de savoir dans quelle proportion nous avons recours à l’intuition pour connaître l’orientation sexuelle d’une personne, dans quelle proportion nous avons plutôt recours à un processus rationnel (qui construit, par un assemblage conscient d’indices) et dans quelle proportion il s’agit plutôt d’un processus double.

Je ne connais pas grand chose à ce sujet, et il est maintenant presque 2h du matin… alors… plutôt que de m’emmêler les pinceaux et de me contredire encore plus longtemps (oui, car je me rends compte que cet article est bourré de contradictions; un jour, je le réécrirai… quand j’aurai les idées plus claires)…

Bref, c’était juste pour dire que je ne comprenais plus vraiment ce qu’on désignait, au juste, lorsqu’on parlait de gaydar. Quelle est vraiment la place de l’intuition dedans? En a t-elle une d’ailleurs?

Ah, 3h du matin, tout à coup les idées plus claires (du moins, c’est mon sentiment), donc conclusion: tout le monde dit que le gaydar relève de l’intuition, d’un sixième sens… et, simplement, j’ai l’impression que ça ne relève que très rarement de cela.

Enseigner nuit à la santé (mentale)

30 mars 2012 Laisser un commentaire

Une semaine après avoir publié cet article, j’ai le sentiment d’être une autre personne. Je peux comprendre ce que j’ai énoncé dans mon article, je l’ai éprouvé; mais tout semble changer en permanence en moi depuis que je fais ce “métier”.

Aujourd’hui, j’ai envie de rester dans ce lycée bizarroïde, aux élèves hors normes, aux parents tout autant hors normes. D’ailleurs, souvent, je suis un bisounours avec mes élèves. Je suis plutôt bienveillante. Puis, il faut dire la vérité: mes collègues sont géniaux.

Comment expliquer que d’une semaine à l’autre, parfois d’un jour à l’autre, parfois même d’une heure à l’autre; je passe d’une envie de les insulter (autant oser dire les choses telles que je les ressens) à l’envie de prendre soin d’eux? Comment peut-on passer de l’envie obsédante de les quitter à cette impossibilité ferme de le faire effectivement, comme si c’était trop tard, comme si j’y étais attachée, comme si je les appréciais, presque malgré moi…

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Déjà?

22 mars 2012 Laisser un commentaire

Avant, je voulais enseigner. Plus précisément, je voulais enseigner en lycée. J’ai toujours voulu enseigner en lycée.

Mais surtout, je voulais enseigner en ZEP. Je peux même dire que je rêvais d’enseigner en ZEP. Drôle de rêve, me direz-vous. Je ne voyais pas de meilleur endroit pour enseigner. Comme si enseigner ailleurs n’avait pas autant de valeur, autant d’importance. J’avais le sentiment qu’enseigner en ZEP, c’était miser sur la jeunesse en difficulté, en souffrance. Miser sur les pauvres, ces pauvres qui veulent s’en sortir, qui ont soif de savoir, qui souhaitent libérer leurs projets étouffés.

10 ans plus tard. Quand je les vois, avec leur air de “cause toujours poupée”, leur insolence, leurs remarques sordides et déplacées (“Hé Madame-Madame-Madame, pourquoi tous les poètes c’est des pédophiles?? Des homosexuels quoi, des pédés, c’est pareil! Pourquoi ils sont tous bizarres les littéraires? Pourquoi ils sont tous fous? Les philosophes, quand même, c’est les pires”), leur agitation, leur manque de respect; des fois, j’ai envie de laisser tomber, de leur dire: “Si vous voulez rester dans la misère, alors vous êtes sur le bon chemin, continuez”.

Enseigner, j’ai parfois le sentiment que c’est lire un script qui ne cesse de changer. Je ne sais jamais vraiment comment je dois me comporter. C’est d’ailleurs pour éviter ces situations de schizophrénie que, dès le départ, je me suis fixée une règle: ne jamais être quelqu’un d’autre que moi-même en cours.

Autrefois, quand j’avais 15 ans, je disais à ma mère que j’étais une personne trop passionnée, que j’avais peur de ne pas pouvoir faire ce métier, parce que j’allais me prendre au jeu. Jamais, jamais, jamais je ne m’étais imaginée que je pouvais être blasée par ce métier. Jamais. Pourtant, à présent, cette absence totale de passion, d’excitation ou bien de colère, les concernant, est ce qui me protège le mieux.

Parfois, j’aimerais les voir un à un, et leur demander qui ils sont et quelle est leur histoire. Ils doivent bien en avoir une. Tout le monde en a une.

Nous, on en avait tous une. On était pauvres, on ne savait pas s’habiller, on était laids (on était ados!), on n’avait que très peu de culture générale, on osait à peine rêver à un avenir brillant, on bavardait, on riait bêtement parfois, mais je me souviens d’une chose: on voulait s’en sortir, et on y est tous à peu près parvenu.

Tout à l’heure, à la sonnerie, j’ai entendu une élève dire “déjà?!”. Beaucoup de profs disent que c’est là leur plus grand réconfort. Mouais… J’ai plutôt mesuré à quel point ma vie était misérable, car cette simple exclamation m’a fait un bien fou.

En fait, cette page va se transformer en un “journal d’une enseignante déprimée”! A prendre au second degré, parce que je suis assez loin d’être déprimée, je crois!

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Voeu de pauvreté

22 mars 2012 Laisser un commentaire

Nous accueillons très chaleureusement S.R dans la famille des anciens élèves d’écoles de gestion qui ont choisi de ne pas finir chef de produit, auditeur interne, consultant en stratégie! Bienvenue parmi les anciens élèves les plus pauvres :)

Notons que les salaires indiqués dans l’article ne sont jamais pas toujours ceux que nous pouvons percevoir dans la vie réelle. En revanche, dans une vie fantasmée…

http://www.youphil.com/fr/article/03736-sarah-diplomee-d-hec-branchee-social-plus-que-business?ypcli=ano

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Les cerfs-volants

22 mars 2012 2 commentaires

J’ai envie de passer le weekend à flâner… Pour une fois, ne pas travailler, ne pas entendre parler d’articles, de revues, de thèse, de copies à corriger, de conseils de classe. Pas d’anxiété, rien… ou plutôt: un certain bien-être.

Je m’y vois déjà: vêtements confortables, petites tennis, soleil radieux, dans les ruelles de Paris. Ensuite, je rencontrerais un(e) ami(e) PAR HASARD, nous irions prendre un verre et, évidemment, nous aurions une discussion des plus passionnantes. Puis j’irais m’allonger sur une pelouse incroyablement jolie, je fermerais les yeux, je rêvasserais, et je m’inventerais une vie paisible et réussie. Puis, bien plus tard, je retrouverais tous ceux que j’aime: celle qui est partie vivre à l’autre bout du monde, celui qui est parti vivre à l’autre bout de la France, ceux que je n’ai pas le temps de voir, ceux qui n’ont jamais le temps de me voir, ceux avec lesquels je me suis brouillée bêtement, ceux qui me font rire, ceux qui me connaissent bien et ceux qui – à mon insu – me manquent probablement.
Malheureusement, ce samedi commence avec une réunion à 11h30… Mais qui sait, peut-être qu’après…
P.S: Cet article me permet par ailleurs d’expliquer pourquoi je n’écris que très peu sur cette page: un certain recul devant l’écriture et un manque d’énergie. Peut-être que bientôt…
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